NeigeTu n'imagines pas le choc des températures quand tu vis à New York...

Tout d'abord, l'hiver, il fait froid. Très froid. Mais tu as chaud. Très chaud... Lorsque nous nous sommes installés dans notre premier appartement à Manhattan, l'immeuble était surchauffé. Ah, ça, les économies d'énergie, ça n'a pas encore fait le tour de la planète... En plein mois de janvier, quand la température extérieure était de -9° (sensation thermique -17°, merci le vent) nous avions tous les radiateurs éteints et vivions en marcel les fenêtres grandes ouvertes !! Sympa...
Maintenant que nous sommes dans une jolie maison, je découvre les joies de la neige. Ah, les premiers flocons, tout est blanc, les enfants enfilent leur combinaison de ski, chaussent leurs bottes et sortent faire de la luge et des bonhommes de neige dans le jardin... C'est beau. C'est magique... Puis vient le moment où tu dois sortir la voiture du garage et où tu te rends compte qu'avec les 40cm de poudreuse qui sont tombés, ça va pas être possible... Alors, là, il n'y a plus qu'une solution : tu sors la pelle et tu te mets au boulot ! Et puis, il faut le faire vite, avant que la neige ne se transforme en glace et que tu te retrouves avec une patinoire devant ta maison pour les 3 prochaines semaines... Plus besoin d'aller à la gym, la neige tombe tout l'hiver et avec 4 ou 5 grosses tempêtes, tu as ta dose de sport pour l'année...

Et puis l'été, ça ne s'arrange pas. Il fait chaud. Très chaud. Mais tu as froid. Très froid... Quand tu sors dans la rue, tu te retrouves dans une étuve... L'air est brûlant, humide, tu as l'impression d'être en permanence trempé, tes poumons te brûlent, l'asphalte fond... Alors, tu cherches un peu de fraîcheur et tu rentres dans un magasin... Alors là, autre choc, la clim' est à fond et tu gèles !!! Economies d'énergie, ça ne le fait pas là non plus... La seule solution est de te promener par 35° avec une petite laine dans ton sac que tu sors dès que tu rentres dans un magasin, un musée ou un cinéma... Sans parler du restaurant le soir où, là c'est le pire, tu as besoin de ton pashmina !

A part ça, le printemps est inexistant (nous sommes en avril, il ne fait que 4° le matin et il neigeait encore il y a 3 semaines...) et l'automne se pare de couleurs magnifiques, telles que j'en ai rarement vues ailleurs et les forêts à la lisière de New York valent vraiment la ballade. Mais attention, ne tarde pas à y aller car la semaine suivante, l'hiver sera déjà là...